Approche
J’accompagne les associations, les structures de santé et médico-sociales, les collectivités dans la conception et la conduite de projets qui améliorent durablement les conditions de vie et de santé de la population. Je travaille avec les personnes concernées, avec l’objectif de réduire les inégalités sociales.
Français, espagnol et anglais courants. Basée à Toulouse, je travaille à distance et me déplace sur l’ensemble du territoire national.
Mon approche
Partir du territoire et de ce qui existe déjà
Chaque projet s’inscrit dans un territoire qui a son histoire, ses réseaux, ses cultures professionnelles et ses instances. Je croise les données statistiques avec ce que savent les acteurs et les habitants, parce que ces deux sources se complètent. Je m’appuie aussi sur les espaces de travail qui existent déjà plutôt que d’en créer de nouveaux. Les équipes gagnent du temps, et le projet s’ancre là où les décisions se prennent réellement.
Je mobilise les partenaires des différents secteurs (santé, social, logement, éducation, aménagement…) pour que le projet agisse de façon intersectorielle, là où se jouent réellement les conditions de vie.
La promotion de la santé comme méthode
Pour moi, la promotion de la santé est une méthode d’intervention. Les cinq axes de la Charte d’Ottawa (politiques publiques, environnements favorables, action communautaire, aptitudes individuelles, réorientation des services) forment une grille de lecture systémique. Elle permet de repérer où agir et comment chaque action se relie aux autres.
Cette grille permet une approche globale au sens propre : elle intègre l’ensemble des déterminants de la santé (conditions de vie, environnement, liens sociaux, accès aux services, comportements) plutôt que de juxtaposer des thématiques. Un projet peut légitimement agir sur un seul axe, mais son analyse les prend toujours tous en compte, et il veille à ne dégrader aucun d’entre eux.
Cette méthode s’applique aussi bien à l’alimentation qu’à l’accès aux soins, à l’aménagement, au vieillissement ou à la transition écologique. C’est pourquoi j’arrive sur un projet sans solution toute faite : l’expertise du sujet appartient au collectif, et mon rôle consiste à structurer la démarche qui permet de la mobiliser.
Je m’appuie sur les interventions dont l’efficacité est démontrée ou prometteuse. J’accompagne leur adaptation au contexte local, pour qu’elles gardent ce qui les rend efficaces tout en correspondant au territoire.
Agir sur les conditions pour réduire les inégalités
J’oriente les projets vers le pouvoir d’agir des personnes, qui repose sur trois composantes indissociables : leurs capacités réelles, leurs choix réels et des conditions de vie favorables.
Je m’appuie sur l’universalisme proportionné et la conception universelle : l’offre commune est conçue pour que chacun puisse y trouver sa place, selon ses besoins. La diversité des situations est prise en compte dès la conception.
Construire avec les personnes concernées
Les démarches participatives sont au cœur de ma pratique. En facilitatrice, je prépare des espaces adaptés à chaque profil (habitants, professionnels, élus, financeurs) avant de les réunir, pour que chacun puisse contribuer à égalité. Je veille aussi aux conditions concrètes de la participation, en particulier pour des professionnels souvent en surcharge : temps disponible, sécurité du cadre, rythme soutenable.
Les savoirs d’expérience ont toute leur place à côté des savoirs professionnels et scientifiques.
Construire des projets pérennes
Mon objectif est que le projet continue de fonctionner de façon pérenne. Les livrables sont conçus pour être repris par les équipes : décisions documentées, rôles nommés, historique transmissible, outils et données maîtrisés. J’accompagne leur prise en main tout au long de la mission, et je capitalise l’expérience pour qu’elle serve à d’autres.
Mon parcours
D’une formation scientifique à la santé publique
J’ai initialement commencé mes études en biologie, jusqu’au Master 1 de Biochimie et Chimie thérapeutique (Paris Diderot / Paris Descartes, 2013). Cette base scientifique structure encore ma manière de travailler aujourd’hui.
Puis en parallèle de mes études en santé publique effectué en e-learning (2014-2018), j’ai été formatrice, puis responsable formation, puis directrice locale du Pôle Formation Grand Public dans une unité locale de la Croix-Rouge française à Paris. J’y ai appris à concevoir des dispositifs pédagogiques, à animer des groupes et à tenir un cadre.
Entre 2013 et 2015, j’ai effectué deux missions de terrain de six mois au Pérou comme volontaire de l’ONG Intiwawa, sur des démarches d’empowerment communautaire. C’est là que j’ai rencontré pour la première fois ce que je fais aujourd’hui.
Ce que j’ai trouvé dans la promotion de la santé
J’ai obtenue le Master 2 Santé publique, spécialisé en Promotion de la Santé et Développement Social (iPROMS), double diplôme ISPED Bordeaux / Universidad de Navarra en 2018.
Ce qui m’a retenue dans la promotion de la santé, c’est l’approche systémique et opérationnelle orientée vers les conditions dans lesquelles les gens vivent : le logement, le revenu, l’éducation, les liens sociaux, l’environnement, l’accès aux services. Elle donne un cadre d’analyse qui tient ensemble ces différents niveaux, du geste individuel à la politique publique, et elle affirme que les personnes concernées ont leur mot à dire sur ce qui les regarde.
J’y ai surtout trouvé une méthode. La Charte d’Ottawa est une grille de lecture systémique, applicable à tout projet qui agit sur les conditions de vie d’une population. C’est cette lecture que je porte aujourd’hui, au-delà du seul champ de la santé.
Ce qui m’intéresse dans les projets populationnels et territoriaux
J’ai travaillé en centre d’hébergement auprès de personnes en grande précarité, à la conception d’un programme national de prévention (les Ateliers Vitalité, 2017), en instance régionale d’éducation et de promotion de la santé dans l’Aude, à l’animation territoriale en santé publique d’un territoire rural rattachée à un établissement hospitalier en Nouvelle Aquitaine. Je suis consultante indépendante depuis février 2022, avec notamment une mission de quatre ans auprès d’une structure d’exercice coordonné en territoire rural (CPTS), accompagnée de sa création jusqu’à l’autonomie de son équipe salariée.
Ce qui m’intéresse dans ces projets, est que c’est là où les actions se concrétisent auprès de la population.
Entre les savoirs et le terrain
Je me situe dans l’espace entre les savoirs et la pratique, et je le considère comme un espace de travail à part entière.
Comment utiliser les savoirs produits par la recherche, les savoirs produits par les initiatives et projets passés, comment les faire dialoguer avec les savoirs expérientiels et les pratiques d’aujourd’hui.
Mon travail consiste à faire circuler l’un vers l’autre : apporter aux projets ce qui est démontré ou prometteur ailleurs, accompagner son adaptation au contexte local, et documenter ce que les équipes produisent pour que cela devienne transmissible.
Une posture réflexive
Je suis praticienne réflexive en promotion de la santé : je tiens un journal de ma pratique, je reviens sur ce que je fais pour le formuler et l’analyser et mettre en dialogue mes observations, mes reféxions et les différents savoirs.
